Pour son troisième album, Beirut nous dévoile de belles mélodies tranquilles. Si on a l'impression de voyager en écoutant The Ripe Tide, c'est grâce à leur influence de la musique des Balkans qui nous transporte vers un univers que l'on atteint rarement, ponctué d'un blues qui nous rappelle parfois Tom Waits. On aime l'impression de légèreté qui se dégage de ces airs, cette simplicité qui n'en est pas vraiment une. En effet Beirut est composé d'un orchestre symphonique parfaitement agencé, où le son des cordes nous envahit pleinement dans l'introduction de "Payne's Bay". Chaque instrument est mis en valeur et apporte une note toute particulière, que vient souligner la voix grave et légèrement nasillarde de Zach Condon, un jeune prodige.
Il s'en dégage une énergie reposante et contagieuse, une joie de vivre percutante. Les chansons se suivent mais ne se ressemblent pas et il est difficile de se lasser des mélodies orchestrales de Beirut. L'émotion est là dans ce troisième album, aux influences peut-être plus américaines que dans les deux précédents.
On regrette peut-être une chanson comme "Carousels" où la voix de Zach, profonde, supportait d'avantage l'orchestre.
A noter, cependant, le caractère différent de "Santa Fe", où l'orchestre, ici, les cuivres, n'entrent en scène qu'au milieu de la chanson, nous laissant un début d'électro-pop étonnant et très bien ficelé. La mélancolie de Beirut nous rattrape sur "Goshen", et nous entraine avec l'air plus festif de "Vagabond".
Avis aux âmes sensibles, le troisième album de Beirut est fait pour vous !


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